Gestion responsable du carbone
Réduction de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre
Nous visons à réduire la consommation de combustibles fossiles dans nos installations de fabrication et à favoriser le recours aux énergies vertes. En nous tournant vers des énergies vertes et renouvelables, et en modernisant nos installations, nous avons sensiblement réduit notre consommation de combustibles fossiles et nos émissions de gaz à effet de serre au cours des dernières années.
Dans un contexte d’incertitude et de résistance à la lutte aux émissions de GES, nous avons pris les devants. Nous avons établi des cibles et des objectifs énergétiques afin d’améliorer continuellement notre gestion du carbone. Globalement, les producteurs de pâtes et papiers membres de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), dont Tembec, ont réduit de 57 % leurs émissions totales de gaz à effet de serre par rapport à 1990, dépassant ainsi largement l'objectif canadien de 6 % en vertu du Protocole de Kyoto (APFC, Rapport sur le développement durable 2009).
Engagement à devenir carboneutre
Les compagnies membres de l’APFC, dont Tembec, se sont engagées à devenir carboneutres d’ici 2015 sans recourir à l’achat de crédits de carbone. Cela signifie que, d’ici 2015, Tembec s'engage à équilibrer le volume de carbone émis avec le volume de carbone stocké. Pour en savoir davantage à propos de cet engagement de l’APFC, consultez le www.fpac.ca sous l’onglet Nos activités, puis Progrès environnementaux, puis Lutter contre les changements climatiques.
Traitement anaérobie des effluents
L’une de nos priorités est de trouver des moyens novateurs de valoriser les déchets. Tembec exploite des usines de traitement anaérobie des effluents à ses installations de Temiscaming au Québec et de Tartas en France. Une troisième usine de traitement anaérobie est en construction à l’installation de Matane, au Québec.
Le traitement anaérobie des effluents innove par rapport au traditionnel traitement biologique. Ce procédé permet de retirer des effluents les polluants organiques et de les transformer en biocarburants sous l’action de microorganismes anaérobies.
En voici les avantages.
1. Réduction de la consommation énergétique
Le traitement anaérobie consomme sensiblement moins d’énergie que le procédé aérobie traditionnel parce que la décomposition microbienne des matières organiques contenues dans les effluents n’exige pas un processus d’aération (oxygène).
2. Production de biocarburants
Le procédé aérobie traditionnel produit du gaz carbonique (CO2). Les microorganismes anaérobies transforment en méthane (CH4). les matières organiques dissoutes Ce gaz peut ensuite être utilisé comme carburant dans le procédé de réduction en pâte, remplaçant ainsi le gaz naturel, un combustible fossile.
3. Réduction du volume de boues activées
Le procédé aérobie traditionnel produit des quantités importantes de boues activées. La majeure partie des matières organiques dissoutes se transforment en microorganismes qui finissent par mourir en formant des boues. À l’opposé, le procédé anaérobie produit très peu de boues activées.
Production combinée
La production combinée est un procédé très efficace qui permet de tirer de la chaleur et de l’électricité d’une même source d’énergie. Les installations de production combinée de Tembec produisent de la chaleur par la combustion de biomasse (lessive de pâte, écorces, copeaux, sciure de bois et boues). Cette chaleur est utilisée pour produire la vapeur nécessaire aux procédés de réduction en pâte et de fabrication du papier. La vapeur actionne en outre une turbine afin de produire de l’électricité. Cette électricité verte peut être utilisée par l’installation ou vendue au réseau de distribution public.
En bref, la biomasse remplace les combustibles fossiles et produit de la vapeur écologique et de l’électricité verte.
Tembec exploite cinq usines de production combinée à ses installations de Skookumchuck, Kapuskasing, Chapleau, Temiscaming, et Tartas.
Séquestration du carbone
Le stockage et la séquestration font partie du cycle naturel du carbone. Le carbone est séquestré lorsque le gaz carbonique (CO2) contenu dans l’atmosphère est absorbé par les végétaux puis stocké dans les sols forestiers, les mousses, les arbres et les plantes, jusqu’à ce qu’il soit libéré par un événement naturel comme un incendie de forêt, une infestation d’insectes, une maladie, un âge avancé ou un déracinement sous l’effet du vent. Le bois d’œuvre tiré des forêts aménagées peut être transformé en produits de bois massif (bois débité, lambris, meubles, etc.), auquel cas le carbone stocké y demeure jusqu’à la combustion ou la biodégradation du bois.
Les jeunes arbres en santé séquestrent le carbone plus rapidement que les vieux arbres, mais ces derniers peuvent stocker plus de carbone que les jeunes arbres. En maintenant la diversité d’une forêt (arbres d’essences et d'âges variés) et en adoptant un mode de gestion favorisant l’exploitation, la régénération naturelle et la préservation de certaines zones, il est possible de maintenir l’équilibre carbonique de la forêt sur une longue période. Les forêts sont des écosystèmes complexes et il faudra encore beaucoup de recherche pour comprendre pleinement leur rôle dans l’atténuation des changements climatiques.

